Le canton MAALA, dont une bonne partie de la population est de confession musulmane, possède, en plus de l’école publique à cycle complet, une école coranique qui se trouve à BEGNI, un des villages de ce canton.
Quant à la ville de BOKITO, elle dispose de deux écoles primaires publiques allant de la maternelle au cours moyen deuxième année, et d’une école maternelle privée d’obédience protestante, qui a ouvert ses portes au mois de septembre 2007.
S’agissant des enseignements secondaires général et technique, BOKITO possède un lycée d’enseignement secondaire, qui prépare les élèves aux différents baccalauréats de l’enseignement général. Deux collèges d’enseignement technique, industriel et commercial préparent les élèves aux différents CAP que propose cet établissement (menuiserie, industrie de l’habillement, maçonnerie, comptabilité, commerce économie sociale et familiale…) L’un de ces deux collèges se trouve dans le canton LEMANDE à
5 kms du centre ville de BOKITO
Deux collèges d’enseignement secondaire ont été créés à BALAMBA dans le canton ELIP et à YANGBEN, dans le canton du même nom.
Dans ce domaine, BOKITO est aussi dépourvue que la plupart des communes du
Cameroun.
Elle possède un hôpital d’arrondissement équipé à minima, et d’un personnel médical qui
à un médecin, deux infirmiers diplômés d’état et un aide soignant.
On trouve quelques centres de soins de santé primaires, créés par des infirmiers ou des
techniciens des soins de santé qui n’ont pas pu trouver du travail dans la fonction
publique, ou dans des cliniques privés.
Pour gagner leur vie, ces derniers créent donc ces entreprises paramédicales dans
lesquelles les soins sont de piètre qualité, faute de matériel médical adéquat et d’un
manque cruel et endémique de médicaments.
En cas de maladie grave, il faut se rendre à YAOUNDE (150 kms de BOKITO) et
avoir beaucoup d’argent pour se faire soigner décemment, soit à l’hôpital général,
soit à l’hôpital central ou dans une clinique privée.
En effet, les soins de santé sont très onéreux au Cameroun, et il n’existe pas encore
de système de sécurité sociale.
Ceux qui ont des moyens financiers suffisants souscrivent des assurances privées qui
les prennent en charge quand ils ont des problèmes de santé. Mais ces assurances ne sont
proposés qu’aux salariés, aux professions libérales aux entrepreneurs.
Le coût de ce type
d’assurances est aussi élevé. Par ailleurs, elles ne fonctionnent que dans les grandes villes
et ne s’intéressent pas aux populations des zones rurales qui n’ont pas de revenus
réguliers et fixes.
Les populations qui ne peuvent pas aller consulter un médecin ou infirmier en cas de
de maladie, se tournent vers « les pharmaciens du gazon ». Ce sont des vendeurs à la
sauvette de médicaments parfois périmés ou sans principe actif, qui sillonnent à pieds
toutes les villes et tous les villages du Cameroun, même les plus enclavés, pour revendre
aux personnes démunies des remèdes dont la provenance est généralement inconnue de
tous, y compris des responsables en charge du ministère de la santé et du Centre National
du médicament.
Il est inutile de dire que nous recherchons aussi de l’aide dans ce domaine prioritaire, car,
ce serait un véritable euphémisme, au regard des dégâts considérables que cause
l’absence totale d’une couverture sanitaire minimale dans notre pays en général et dans
notre commune en particulier.
Comme la majorité des communes situées en zone rurale, les activités économiques de BOKITO sont essentiellement agro-pastorales.
Il existe une petite unité de transformation de tabac créée par un industriel originaire de la
Commune, mais, pour des raisons financières, celle-ci tourne au ralenti et n’emploie actuellement que six personnes. Ce qui est insignifiant au regard du nombre de personnes
qui aimeraient trouver un emploi dans notre commune.
Les populations de la commune dans leur grande majorité vivent donc essentiellement avec les revenus générés par la vente des produits agricoles
La pratique du petit élevage permet aussi à de nombreux ménages d’augmenter un peu leurs revenus.
Mises à part quelques rares exceptions, le revenu annuel moyen des habitants de la commune ne dépasse que très rarement 500.000 FCFA soit environ 764 €.
Seuls les grands planteurs arrivent à tirer leur épingle du jeu pendant la saison cacaoyère,
ou lors de la récolte du café, des noix de palme, de la kola.
Mais, ces produits ne sont jamais rachetés à leur juste prix aux producteurs, à cause de l’injustice qui existe sur les marchés internationaux.
De ce fait, nous recherchons des partenariats qui nous permettrons d’aider nos producteurs de cacao, de café, de kola et d’huile de palme à intégrer des réseaux du commerce équitable, qui nous semble être un commerce fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, et dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité du commerce mondial.
Nous pensons que ce commerce contribue au développement durable, en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète.
Les principales cultures que pratiquent nos populations sont les suivantes :
• Les cultures vivrières : le manioc, le macabo, le taro, l’igname, les arachides
le concombre, le maïs, le sésame, le bananier-
plantain, les pommes de terre, le zom, l’okok,
le ndolé…
•
Les cultures maraîchères : la salade, la tomate, le persil, le céléri,
les carottes, le radis, le navet, le poireau…
Ce sont les femmes qui s’adonnent à la production de ces cultures.
• Les arbres fruitiers : les orangers, les mandariniers, les pamplemoussiers,
les manguiers, les corossoliers, les ramboutans, les
les papayers, les cerisiers, les citronniers, le safoutier,
le bananier-fruit
et d’autres fruits, comme l’ananas sont produits par les hommes.
Bien que les techniques agricoles utilisées sont encore traditionnelles et pénibles,mais, les agricultrices de BOKITO sont si laborieuses qu’elles arrivent à produire des quantités si importantes de produits vivriers que notre commune est devenue le grenier de la capitale, YAOUNDE.
Une mécanisation progressive de notre agriculture leur permettrait d’exploiter des surfaces plus grandes et réduirait la pénibilité des travaux agricoles. Mais les motoculteurs et les tracteurs coûtent si cher au Cameroun que les agricultrices n’ont pas les moyens financiers leur permettant d’acquérir ce type de matériel. Elles continuent donc à labourer la terre avec les dabas (houes).
Nous sommes donc à la recherche de motoculteurs que nous mettrons à la disposition des groupes d’agricultrices que nous suivons et qui expriment de plus en plus le besoin de moderniser leurs techniques d’exploitation agricole.
Afin de les aider à s’approprier ce nouveau matériel, une formation sera pour leur permettre, d’une part de savoir le maîtriser, et, d’autre part de pouvoir dépanner elles-mêmes leur outil de travail en cas de problème mécanique.
S’agissant des cultures de rente, ce sont surtout les hommes qui en possèdent la maîtrise.
Les plus courantes sont : le cacao, la kola, le palmier à huile et le caféier.
Pour ce qui est de l’élevage, nos populations ne pratiquent pas encore l’élevage industriel. Ils s’adonnent au petit élevage traditionnel de poulets, de moutons et de chèvres, et de porcs.
La production obtenue est pour une part revendue sur les marchés ; l’autre part est réservée à la consommation familiale.
Sur le plan administratif, BOKITO, comme nous l’avons précisé au début de cette historique est le chef de la commune et de l’arrondissement du même nom, tous les départements ministériels du Cameroun y ont leur délégation d’arrondissement.
A compter du mois de septembre 2008, l’INSTITUT DE RECHERCHE AGRONOMIQUE DU CAMEROUN (IRADC) qui travaille en collaboration avec l’IRA de MONTPELLIER, ouvrira une antenne à BOKITO, nous espérons que l’arrivée de cette structure apportera un plus au développement et à l’amélioration de la production agricole et animale dans notre commune, en permettant aux agriculteurs d’acquérir des semences de meilleure qualité, et aux éleveurs d’obtenir des croisements d’espèces plus rentables, contribuant de ce fait à l’augmentation de leurs revenus et à l’amélioration de leurs conditions de vie.
Car, malgré tous les atouts que présente notre commune, la pauvreté y est endémique comme dans la plupart des communes rurales de notre pays. Nos seuls efforts ne peuvent pas nous permettre de réduire ce phénomène qui frappe douloureusement l’immense majorité des populations des pays en développement.
Nous recherchons donc de l’aide auprès de communes présentant des similitudes avec la nôtre, à travers des jumelages.
Mais, quel sens donnons-nous au mot jumelage ?
8- Définition du jumelage
En ce qui nous concerne, un jumelage est la rencontre de deux communes qui entendent s’associer pour confronter leurs problèmes et développer entre elles des liens d’amitié de plus en plus étroits. Ces liens sont axés principalement sur tout ce qui est culturel et linguistique et qui permet des pratiques participatives et l’ouverture sur le monde.
Ce sont aussi avant tout des hommes et des femmes qui tissent des liens entre leurs villes et qui cherchent à se comprendre, s’apprécier se dépasser pour découvrir avec plaisir la richesse de leurs similitudes et leurs diversités.
Par conséquent, à l’heure du brassage des cultures, de l’amélioration des moyens de communication, les évolutions géopolitiques conduisent les collectivités locales à élargir leur champ d’intervention.
Leurs actions s’inscrivent désormais dans une démarche d’échanges internationaux.
BOKITO, est aujourd’hui dans cette démarche et souhaite instaurer des relations, avec d’autres collectivités locales à l’international.
Ces liens qui uniront dans un esprit d’égalité et de réciprocité des populations de la commune de BOKITO à celles de deux ou plusieurs collectivités territoriales françaises, favoriseront le contact des personnes, l’échange des idées et des techniques.
Les activités du jumelage doivent s’ancrer dans la vie quotidienne de tous les habitants ; ceux-ci seront associés à sa réalisation.
Pour atteindre cet objectif, nous proposons, que soit créée une association dont la vocation sera d’assurer la participation des « forces vives » et bénévoles de nos communes respectives à la vie du jumelage, au travers d’échanges concrets sur les plans sportif, culturel, scolaire, mais aussi économique.
Cette association que nous pourrons appeler « OYILI » (ENTENTE), pourrait susciter :
• La mise sur pied d’un cadre de travail aboutir au jumelage entre nos communes
• L’élaboration des axes et domaines du partenariat, basés sur les principes de solidarité, d’équité et de développement durablement.
• L’implication des conseillers municipaux des communes et de la société à toutes les étapes du processus du jumelage.
Nous proposons aussi quelques axes du partenariat que nous souhaitons instaurer avec les uns et les autres :
• Le commerce équitable et l’écotourisme (maison d’hôtes, visites de sites touristiques,…)
• Mise en place d’un réseau d’échanges (culture, environnement)
• Assistance technique (assainissement, hygiène, gestion des ordures, renforcement des capacités…)
• Agriculture et développement rural (matériel, formation et encadrement)
• Energies renouvelables
• Organisation de la filière sable, la commune de BOKITO étant délimitée par le fleuve MBAM au Nord et le fleuve SANAGA au sud.
• Transformation des produits agricoles (cacao, ananas, manioc, arachides, sésame, igname, plantains, épices, fruits…)
• Accès à l’eau potable (réalisation de forages et de points d’eau)
• Santé (lutte et prévention contre le paludisme, le VIH/SIDA, les MST, la lutte et la prévention contre le paludisme par l’utilisation des moustiquaires imprégnées
• Education et culture (construction des écoles, des bibliothèques, accès aux NTIC, jumelages entre écoles, entre collèges, création de groupes théâtraux, revalorisation de notre folklore…)
• Entretiens des routes secondaires
• Développement de la micro finance et du micro crédit